Le jardin medieval

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« Voyez les lys des champs, comme ils poussent ;
ils ne peinent, ni ne filent. Et pourtant je vous le dis,
Salomon lui-même, dans toute sa gloire,
n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux. »
Matthieu6, 28-29



Le jardin médiéval est vaste comme le fut le moyen-âge. De l’an 476 à l’an 1453, dix siècles d’histoires ont façonné les jardins des villes, des champs, des lieux cultuels, chacun répondant à des tendances et usages distincts quoique s’approchant.

Quel rapport entre le jardin de campagne et de paysans et le jardin d’une forteresse et même dans cette forteresse quels liens entre le jardin aux herbes et celui d’agrément de la châtelaine ?

Du jardin de monastère construit sur le modèle de celui de l’Abbaye de Saint- Gall aux jardins de ville, tous, cependant, cultivent les herbes de pot, les médicinales et les tinctoriales. Clos par la nécessité de les protéger des bêtes et des hommes, ils reprennent dans leur architecture la symbolique judéo-chrétienne de la croix et du chiffre 9.

Labyrinthe, treilles et licornes, roses blanches, fontaines et La vierge Marie hantent ces jardins dont les enluminures et les textes sont les seuls témoins.