Folquin et Hildegarde de Bingen

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Moi, la vie ardente de la sagesse divine,
J’enflamme la beauté des plaines,
J’étincelle dans les eaux,
Je brûle le soleil, la lune et les étoiles,
Avec sagesse j’ordonne tout comme il se doit …
Hildegarde de Bingen 1158



Biographie succincte et partiale de Folquin

Folquin est le dédicataire de l'église d'Esquelbecq. Son nom relit le jardin à l'histoire du village.

Folquin naquit en Austrasie Fils de Jérôme l’un des frères de Pépin le Bref, Folquin dont le nom signifie « le fils du peuple » est el cousin Germain de Charlemagne. Dès sa plus tendre enfance Folquin s'occupa de théologie tandis que ses frères, Fobrard et Odwin, se distinguèrent dans les combats. St Folquin devint évêque de Thérouanne en 816 et le resta jusqu'au 14 décembre 855. Il mourut à Esquelbecq après avoir demandé à être inhumé à St Bertin (à St Omer).


Biographie succincte et partiale d'Hildegarde de Bingen

Hildegarde étant la dixième enfant d'une grande famille, ses parents très croyants la consacrèrent à la religion dès son plus jeune âge. A l'âge de 8 ans Hildegarde entra au couvent des Bénédictines de Disi Bodenberg pour son instruction. Elle y prendra le voile dès l'âge de quatorze ans sous la tutelle de la Mère supérieure Jutta De Sponheim.

A la mort Jutta De Sponheim elle devint la Mère supérieure du couvent à l'âge de 38 ans. C'est à l'âge de 43 ans que commencèrent " ses visions " qu'elle décrivit dans un grand livre qui comporte l'intégralité de son oeuvre qui reste soigneusement conservé dans la bibliothèque régionale de Hesse à Wiesbaden. Cette oeuvre exceptionnelle écrite sur des parchemins de 50 cm de hauteur est scellé par des ferrures d'acier et pèse plus de 50 kg.

Hildegarde recevait des visions prophétiques ainsi que des visions concernant les grands personnages de son temps. Elle diffusa " ces messages de l'au-delà non seulement dans son entourage mais les expédia à Bernard de Clairvaux pour lui demander son avis. Bernard lui répondit que ses visions étaient une grâce du ciel, donc une manifestation de l'Esprit Saint et qu'il fallait continuer à les publier.

Hildegarde soutenait en particulier que l'esprit de la femme est en tous points comparable et égal à celui de l'homme. Ces déclarations lui avaient attiré les bonnes grâces du peuple, mais n'avaient pas manqué de choquer des hauts membres du clergé de Mayence et même la noblesse masculine allemande de l'époque.